| João Rodrigues Esteves (1700 -1755) |
Missa a 8 vozes |
João Rodrigues Esteves qui fut
envoyé comme boursier à Rome en 1719 par João
V occupa à son retour à Lisbonne la charge de Maître
de Musique du Séminaire de la Patriarcale, ce qui lui
donna une position influente dans la production et dans l'enseignement
de la musique liturgique. Entre le dernier style baroque ibérique et le post-baroque à tendance classique, ses oeuvres vocales établissent un pont, parfaitement illustré par l'ambiguité stylistique de l'antiphone "Regina caeli laetare" daté de Rome, 1719, et par le compromis de la "Messe à huit voix", à deux choeurs, également de Rome, 1721, entre la tradition contrapuntiste érudite de la Péninsule et la magnificence sonore de l'Ecole Romaine. |
| Carlos Seixas (1704 -1742) |
Tantum ergo | Fils de l'organiste de la cathédrale de Coimbra et lui-même organiste de la Patriarcale de Lisbonne, Carlos Seixas est le plus grand compositeur portugais de musique pour clavier de cette époque. Il a laissé aussi des partitions de musique religieuse chorale comme ce "Tantum Ergo" qui révèle la même inspiration mélodique que ses meilleures sonates pour clavier. |
| Francisco António de Almeida (1702 1755) |
Miserere mei, Deus | Autre compositeur portugais italianisant et boursier à Rome, Francisco António de Almeida, devint organiste de la cathédrale de Lisbonne après son retour d'Italie où il a composé bon nombre de ses uvres vocales comme ce "Misere mei, Deus". |
| Gaspar Fernandes ( ? - 1629) |
Tleycantimo choquiliya
Vilancico "indio"a 5 vozes Puebla, Mexico, séc. XVII |
Après avoir fréquenté la cathédrale d'Evora comme chanteur et organiste, Gaspar Fernandes émigra en Amérique Centrale où en 1599 il devient organiste et enfin maître de Chapelle de la cathédrale de Guatemala. En 1606 c'est à la cathédrale de Puebla qu'il exerce la même charge. Il est l'auteur d'une énorme production de "vilancicos"* dont certains comme ce "Tleycantimo choquiliya" ont un texte écrit en dialecte "indien" (en "nahuatl", la langue de l'empire aztèque) |
| Anónimo (Séc. XVI) |
Sã qui turo
zente pleta Vilancico "negro "a 8 vozes |
ce qui permet de les différencier des autres types de vilancicos comme le "guinéen" et le "nègre" comme cette pièce anonyme "Sã qui turo zente pleta". |
| António Marques Lésbio (1639 -1700) |
Ayrecillos Manços Vilancico a 4 vozes Lisboa, Capela Real, 1681 |
António Marques Lésbio, Maître de la Chapelle Royale portugaise à partir de 1668, est l'auteur du vilancico "Ayrecillos Manços", l'un des chefs-d'oeuvre du genre dans toute la péninsule ibérique. |
| Eurico Carrapatoso (1962) |
Drei Lieder ohne Worte Coral A Luz polar Coral B |
Eurico Carrapatoso est professeur au Conservatoire
de Lisbonne. Ses "Drei Lieder ohne Worte" se divisent en trois parties : dans le "Coral A" il utilise des onomatopées, "Luz Polar" est divisé entre deux sections entre lesquelles une dense texture harmonique est créée toujours avec des onomatopées, enfin dans "Coral B"avec une structure similaire au "Coral A" il utilise les phonèmes de l' Ave Maria, puis ceux de L'Amen dans la partie finale. |
| Dominique Preschez (1954) |
Ave Maria | |